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Dans le Monde

Un prêtre est assassiné tous les neuf jours dans le monde.

altChaque année, nous rendons Grâce au Seigneur pour les ordinations de nouveaux prêtres.

Et pourtant voilà ce que nous lisons, dans certains journaux catholiques:

Alors que la moitié de l’année n’est pas encore écoulée, l’Église catholique pleure déjà, à travers le monde, son 18e prêtre tué. Tous les neuf jours, un innocent est assassiné parce qu′il a choisi de s’engager entièrement sur les pas du Christ. Un chiffre alarmant qui dépasse toutes les précédentes statistiques. Depuis 2010, 125 prêtres ont été tués dans le monde, soit une moyenne de 15 par an, dès lors largement dépassée au bout de six mois.

L’Afrique et l’Amérique sont les premiers continents touchés — sept prêtres assassinés pour chacun depuis le début de l’année en cours — puis vient l′Asie avec trois morts, dont deux aux Philippines. Enfin, le père Alain-Florent Gandoulou, aumônier de la communauté catholique francophone de Berlin (Allemagne) a été assassiné à l’âge de 54 ans.

«Quand on veut détruire la religion, avait affirmé le saint curé d′Ars, patron universel des prêtres, on commence par attaquer le prêtre, parce que là où il n’y a plus de prêtre, il n’y a plus de sacrifice, et là où il n’y a plus de sacrifice, il n’y a plus de religion.»

C’est sans doute la raison pour laquelle, aujourd’hui comme hier, les prêtres sont des cibles privilégiées. Mais cette année, elle résonne d’autant plus douloureusement que 2018 s′apprête à aller vers un triste record. Le curé d’Ars ajoutait : «Après Dieu, le prêtre c’est tout. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel». (Source aleteia)


Chacun de nous, là où nous sommes, prions pour les prêtres:

Seigneur, nous te rendons grâce pour les prêtres du monde entieret plus particulièrement pour ceux que tu mets sur notre route.

Habite-les de ta présence afin que nos rencontres avec eux soient des rencontres avec Toi.

Renouvelle chaque jour en eux le “Oui” qu’ils ont su te dire et fais de leur fidélité une lumière pour le monde.

Dieu de tendresse et d’amour, prends pitié de ceux qui se sentent blessés, découragés.

Réconforte les prêtres âgés, malades et ceux qui vont mourir.

Seigneur, mets en notre cœur, à l’égard des prêtres, respect, gratitude et compréhension.

Fais-nous reconnaître en eux des hommes de cette eucharistie dont nous vivons et ceux par qui se manifestent ta miséricorde et ton pardon.

Donne-nous d’être, là où nous sommes, tes serviteurs humbles et discrets, travaillant avec eux, selon nos moyens, à la venue de ton Règne.

Seigneur Jésus, tu sais à quel point nous avons besoin de prêtres pour faire route vers le Père.

Nous t’en supplions, suscite en ton Eglise de nombreux pasteurs selon ton cœur.


Intention de prière du Pape

L'intention de prière du Pape sur l'utilisation des réseaux sociaux:

«Internet est un don de Dieu, mais c’est aussi une grande responsabilité.

La communication, ses lieux, ses instruments ont apporté à tant de personnes une ouverture, un élargissement des horizons.

Profitons des occasions de rencontre et de solidarité qu’offrent les réseaux sociaux.

Et que le réseau numérique ne soit pas un lieu d’aliénation. Que ce soit un lieu concret, un lieu riche en humanité.

Prions ensemble que les réseaux sociaux n'annulent pas la personnalité de chacun, mais au contraire favorisent la solidarité et l’apprentissage du respect de l’autre dans sa différence.»

source : Vatican news

vidéo du pape François sur  : youtube

 

Fin de vie: oui à l'urgence de la Fraternité!

La Conférence des Evêques de France (CEF) a publié un intéressant document sur LA FIN DE VIE lors de son assemblée à Lourdes qui vient de se dérouler. Nous le portons à votre connaissance ci-dessous.

Quelles que soient nos convictions, la fin de vie est un temps que nous vivrons tous et une inquiétude que nous partageons. Chacun doit donc pouvoir y réfléchir le plus sereinement possible, en évitant les écueils des passions et des pressions.

Nous voulons avant tout exprimer notre pleine compassion envers nos frères et sœurs en « fin de vie », comme l’Eglise a toujours essayé de le faire. Ils se présentent dans leur faiblesse, parfois extrême. Leur existence est un appel : de quelle humanité, de quelle attention, de quelle sollicitude ferons-nous preuve envers eux qui vivent au milieu de nous ?

Nous saluons les professionnels de santé qui leur procurent une qualité de vie dans une fin de vie la plus apaisée possible, grâce à leur compétence technique et à leur humanité, aussi bien dans le suivi quotidien que dans les situations d’urgence. Certains d’entre eux sont engagés, souvent avec de fortes convictions personnelles, en soins palliatifs. Grâce à eux et à l’effort de déploiement de ces soins, nombre de nos concitoyens vivent de manière apaisée leur fin de vie.

Cependant, ces soins ne sont pas suffisamment développés et les possibilités de soulagement de la souffrance sous toutes ses formes ne sont pas assez connues. Il est urgent de combattre cette ignorance, source de peurs qui ne sont jamais bonnes conseillères et dont s’abreuvent les sondages.

Ancrés dans l’ensemble du territoire, nous déplorons les disparités d’accès aux soins palliatifs ainsi que l’insuffisance de formations proposées au personnel médical et soignant, ce qui engendre des souffrances parfois tragiques. C’est pourquoi l’urgence consiste à poursuivre le développement des soins palliatifs pour que toute personne en ayant besoin puisse, selon la loi du 9 juin 1999, y avoir accès quel que soit son lieu de vie, y compris dans les EHPAD et dans les maisons de retraite.

En raison de ces carences et de la médiatisation de certains cas, plusieurs réclament un changement de la loi par la légalisation d’une assistance médicale au suicide et de l’euthanasie. Face à cette réclamation, nous affirmons notre opposition éthique pour au moins six raisons :

  1. La dernière loi a été votée récemment, le 2 février 2016. Dans la suite de celle du 22 avril 2005 – dont le retentissement fut international –, elle poursuit l’effort d’une prise en charge responsable et collégiale de la part des soignants pour garantir une fin de vie apaisée. Son application est encore largement en chantier et demande une formation appropriée. Apprécier, au cas par cas, comment accompagner au mieux chaque personne en grande vulnérabilité demande temps, discernement et délicatesse. Changer la loi manifesterait un manque de respect non seulement pour le travail législatif déjà accompli, mais aussi pour la patiente et progressive implication des soignants. Leur urgence, c’est qu’on leur laisse du temps.

2. Fort de la fraternité qu’il proclame, comment l’État pourrait-il, sans se contredire, faire la promotion – même encadrée – de l’aide au suicide ou de l’euthanasie tout en développant des plans de lutte contre le suicide ? Ce serait inscrire au cœur de nos sociétés la transgression de l’impératif civilisateur : « Tu ne tueras pas. » Le signal envoyé serait dramatique pour tous, et en particulier pour les personnes en grande fragilité, souvent tiraillées par cette question : « Ne suis-je pas un poids pour mes proches et pour la société ? » Quelles que soient les subtilités juridiques recherchées pour étouffer les problèmes de conscience, le geste fratricide se dresserait dans notre conscience collective comme une question refoulée et sans réponse : « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

3. Si l’État confiait à la médecine la charge d’exécuter ces demandes de suicide ou d’euthanasie, des personnels soignants seraient entraînés, malgré eux, à penser qu’une vie ne serait plus digne d’être vécue, ce qui serait contraire au Code de déontologie médicale : « Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. » Selon Paul Ricœur reprenant la tradition hippocratique, la relation de soin est par nature un « pacte de confiance » qui unit soignés et soignants et qui interdit à ces derniers, au nom de cette dignité, de faire volontairement du mal à autrui et encore moins de le faire mourir. Tuer, même en prétendant invoquer la compassion, n’est en aucun cas un soin. Il est urgent de sauvegarder la vocation de la médecine.

4. Même si une clause de conscience venait protéger les soignants, qu’en serait-il des personnes vulnérables ? Dans leur autonomie, elles ont besoin de confiance et d’écoute pour confier leurs désirs, souvent ambivalents. Quelle serait la cohérence de l’engagement médical si, dans certains lieux, des soignants étaient prompts à accéder à leurs désirs de mort chimiquement provoquée, tandis que dans d’autres, ils les accompagnaient, grâce à l’écoute patiente et au soulagement des différentes souffrances, vers une mort naturelle paisible ? La vulnérabilité de personnes – jeunes et moins jeunes – en situation de dépendance et de fin de vie appelle non un geste de mort mais un accompagnement solidaire. La détresse de celles qui demandent parfois que l’on mette fin à leur vie, si elle n’a pu être prévenue1, doit être entendue. Elle oblige à un accompagnement plus attentif, non à un abandon prématuré au silence de la mort. Il en va d’une authentique fraternité qu’il est urgent de renforcer : elle est le lien vital de notre société.

5. Les tenants de l’aide au suicide et de l’euthanasie invoquent « le choix souverain du malade, son désir de maîtriser son destin ». Ils prétendent que « l’exercice de ce droit n’enlève rien à personne. C’est le type même de la liberté personnelle qui ne déborde pas sur la liberté d’autrui ». Mais qu’est-ce qu’une liberté qui, au nom d’une illusoire autonomie souveraine, enfermerait la personne vulnérable dans la solitude de sa décision ? L’expérience atteste que la liberté est toujours une liberté en relation grâce à laquelle le dialogue se noue afin que le soignant soit bienfaisant. Nos choix personnels, qu’on le veuille ou non, ont une dimension collective. Les blessures du corps individuel sont des blessures du corps social. Si certains font le choix désespéré du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant. Ce choix ne doit pas entrer dans la vie sociale par le biais d’une coopération légale au geste suicidaire.

6- Réclamer sous quelque forme que ce soit une « aide médicale à mourir », c’est imaginer, comme c’est le cas dans des pays voisins, des institutions spécialisées dans la mort. Mais alors quelles institutions ? Et avec quel financement ? Ou bien, c’est conduire notre système de santé à imposer à nos soignants et à nos concitoyens une culpabilité angoissante, chacun pouvant être amené à s’interroger : « Ne devrais-je pas envisager un jour de mettre fin à ma vie ? » Cette question sera source d’inévitables tensions pour les patients, leurs proches et les soignants. Elle pèserait gravement sur la relation de soin.

Ne nous trompons donc pas d’urgence !

Face aux troubles et aux doutes de notre société, comme le recommande Jürgen Habermas, nous offrons le récit du « bon Samaritain » qui prend en charge « l’homme à demi-mort », le conduit dans une « auberge » hospitalière et exerce la solidarité face à la « dépense » qu’occasionnent ses « soins ». À la lumière de ce récit, nous appelons nos concitoyens et nos parlementaires à un sursaut de conscience pour que s’édifie toujours plus en France une société fraternelle où nous prendrons individuellement et collectivement soin les uns des autres. Cette fraternité inspira l’ambition de notre système solidaire de santé au sortir de la Seconde guerre mondiale. Que ferons-nous de cette ambition ? La fraternité relève d’une décision et d’une urgence politiques que nous appelons de nos vœux.

Livre entretien du pape François

«Dieu est Jeune» Livre entretien du pape François

Alors que, lundi 19mars, s’est ouvert à Rome le pré-synode des jeunes, le pape François s’entretient dans un livre avec Thomas Leoncini, journaliste italien de 32 ans

Dans ce livre-entretien le pape donne le «ton» et fait de 2018, l’année de la jeunesse. Ce livre s’adresse à tous lesjeunes du monde entier, qu’ils soient catholiques ou non.

Le livre s’ouvre par une citation du poète américain Walt Whitman et on se demande presque, à la lecture de Dieu est jeune, si, dans son élan, le Pape François ne va pas monter sur la table tel John Keating, le charismatique professeur du Cercle des poètes disparus.

«Si l’on n’a pas le sens de l’humour, il est très difficile d’être heureux ; il faut savoir ne pas se prendre trop au sérieux », souligne le pape François et il confie qu’il récite tous les jours, depuis presque quarante ans, la «Prière de la bonne humeur » d’un autre britannique,saint Thomas More (1478-1535).

Voici cette prière, qui conclut le livre :

Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer.

Donne-moi la santé du corps, avec la bonne humeur pour la garder au mieux,

Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais qu’elle trouve dans Ta présence la voie pour redresser la situation.

Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir, et ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ».

Seigneur, donne-moi l’humour, Concède-moi la grâce de comprendre la plaisanterie, pour que je tire quelque bonheur de cette vie et que j’en fasse profiter les autres. Ainsi soit-il.

Le journal «La Croix»en publie quelques extraits:

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Lode-jeunesse-pape-Francois-2018-03-19-1200921930

«Dieu est jeune» sorti en librairie le 22 mars.

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